Un nouveau cas de maltraitance vient secouer la région de Sousse. Ce mercredi 7 janvier 2026, la découverte d’un espace de garde informel a révélé des conditions de détention inhumaines pour de jeunes enfants, sous couvert de « méthode éducative ».
Une scène d’horreur découverte lors d’un contrôle inopiné
Intervenant sur les ondes de l’émission Sbeh ennes, Saïda Hagui, présidente de la Chambre régionale des jardins d’enfants de Sousse, a partagé un témoignage glaçant. Lors d’une visite de contrôle des espaces anarchiques, la commission est tombée sur un logement privé utilisé illégalement comme crèche.
À l’intérieur, deux fillettes ont été retrouvées dans une chambre sombre :
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L’une était ligotée.
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L’autre était attachée à sa poussette, incapable de bouger.
Les membres de la commission ont décrit des enfants aux pieds glacés, livrés à eux-mêmes. Face à ces constatations, la propriétaire des lieux a justifié l’injustifiable en affirmant qu’il s’agissait de sa « méthode d’éducation ».
Le choc des parents et l’urgence sociale
Alertée par le délégué à l’enfance, la mère de l’une des victimes s’est rendue immédiatement sur place. Sous le choc en découvrant l’état de sa fille, elle a néanmoins soulevé un problème de fond : le manque de solutions de garde abordables, expliquant n’avoir trouvé aucun autre endroit où placer son enfant.
Toutefois, pour Saïda Hagui, la précarité ne peut justifier la mise en danger de la vie d’autrui. Elle rappelle que le recours à des structures non agréées expose les enfants à des traumatismes physiques et psychologiques graves.
Comment éviter les structures de garde informelles en Tunisie ?
Face à la prolifération de ces « jardins d’enfants noirs », les autorités rappellent l’importance de choisir des établissements légaux.
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Sécurité et encadrement : Les jardins d’enfants légaux accueillent les enfants de 2 ans et demi à 5 ans selon des normes strictes.
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Aides de l’État : Des programmes de soutien via les Affaires Sociales existent pour aider les parents en difficulté financière à accéder à des structures agréées.
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Signalement : Il est primordial de signaler tout local suspect aux autorités de protection de l’enfance.
À noter : Une procédure légale a été lancée à l’encontre de la propriétaire de cet espace anarchique à Sousse pour maltraitance et exercice illégal d’une activité réglementée.
